CAMÉCRANS
Diptyques : Caché dans un trou de souris
Que se passerait-il si nous étions réduits à la taille d’une souris ? Réduit à une si petite taille que nous pourrions nous glisser dans un petit trou à observer le monde.
Face à ce petit trou de souris, presque indétectable si on ne veut pas y prêter attention, on trouve des silhouettes. On ne voit pas de visages, seulement de grandes jambes d’une ou plusieurs personnes sans savoir de qui il s’agit.
Ce qui m’a inspiré le diptyque, c’est la confrontation entre mondes, visions. L'une d'un petit trou presque invisible et l’autre de la personne qui vient de s'apercevoir de la présence de ce petit trou de souris. Comme Alice qui regarde à travers la petite porte d’entrée du Pays des Merveilles.
Réaction : Un cache-cache à double écrans
Mobilographie : La Paranoïa d'être suivi
Nous avons toujours nos téléphones sur nous, dans une poche par exemple. Mais que se passerait-il si nos téléphones se mettaient à nous filmer ? Capturer la paranoïa d’être observé mais à travers les caméras de nos appareils électroniques. Nous nous retrouvons alors traqués par un objet qui est constamment sur nous.
Le but de cette vidéo est donc de capturer la paranoïa d’être constamment suivi, voire même observé. Pour ce faire, nous avons utilisé les camécrans de nos téléphones. Trois camécrans pour filmer une personne sous trois angles, Emma est alors piégée dans les écrans. C’est comme si des paparazzis la suivaient sans cesse.
Que se passerait-il si on jouait à cache-cache en se filmant ? Avec Emma, notre but est simplement de faire une partie de cache-cache, tout en la documentant avec nos téléphones. N’ayant pas tout de suite pensé au cache-cache, nous avons dû faire quelques essais avant d’arriver à ce résultat. Ce cache-cache nous permet de nous cacher dans le lieu où nous nous trouvions, mais aussi de cacher l’autre sur l’image grâce à un filtre de nos téléphones. Ce qui donne un jeu où je dois me cacher d’Emma, mais aussi dans lequel elle me cache dans l’image et inversement.
Le camécran : ce que j'ai appris et compris
J’ai appris deux choses à propos des camécrans. Premièrement le mot, je ne connaissais pas le terme “camécran”. Deuxièmement j’ai appris ce que c’est et que j’en ai toujours manipulé, que ce soit mon téléphone ou le vieux camescope familial. Maintenant je suis plus consciente des camécrans à ma disposition et de la manière dont je m’en sers. Par exemple pour les diptyques, je suis désormais plus consciente face à l’usage des caméras de mon téléphone et de ce qu’elles peuvent toutes deux capter.
J’ai beaucoup apprécié travailler avec mon téléphone. Il est passé d’un objet de mon quotidien assez anodin, à un véritable outil de travail qui m’a permis d'expérimenter beaucoup de choses pendant cette semaine et de jouer avec ses camécrans.
Les références théoriques et artistiques
Une référence artistique qui m’a interpellé est celle de Narcisse. J’ai été beaucoup intéressé par cette question de rapport à notre propre image, la vision autour du mythe de Narcisse. De plus ce mythe a permis d’aller vers l’évolution du miroir au cours de l’histoire, reflet de notre rapport à nous-mêmes au sein de la société. De constater l’évolution d’une société qui tend vers l’individualisme lorsque nous avons conscience de notre propre image, ce qui se reflète bien, je trouve, aujourd’hui avec les réseaux sociaux.